Le Pôle Santé République est le premier établissement privé, en France, à proposer le système de cartographie cardiaque ultra-haute définition. Une technologie de pointe pour diagnostiquer et traiter les arythmies cardiaques.

Environ 2% de la population souffre d’arythmies cardiaques. Ce sont des troubles du rythme du coeur à l’instar des tachycardies. Le service cardiologie du Pôle Santé République vient de se doter du système de cartographie Rhythmia. Un équipement de haute technologie permettant de faire un bond en avant dans le diagnostic et le traitement des arythmies des plus simples aux plus complexes. « Depuis une dizaine d’années, les systèmes de cartographies cardiaques ont permis d’avancer dans la connaissance de ces « courts-circuits » du coeur à l’origine des arythmies » expliquent Antoine ROUX, Yannick SALUDAS et Francis PHILIPPOT, les trois cardiologues du PSR formés à cette technique associant imagerie et informatique.

Sur l’écran, se dessine en tridimensionnel l’oreillette du coeur d’un patient sous anesthésie générale pour 2 à 4 heures d’intervention.

Le système de cartographie permet la visualisation en temps réel du cathéter introduit par la veine fémorale jusqu’au coeur. Le cardiologue va pouvoir ainsi parfaitement localiser grâce à la carte cardiaque la zone où se produit le court-circuit. « L’augmentation de la résolution est de l’ordre du millimètre et la qualité est nettement supérieure« . Les capacités diagnostiques, et par conséquent le traitement des arythmies, sont ainsi considérablement améliorées. La radiofréquence est immédiatement délivrée, traitement créant une petite lésion qui bloque le courant électrique et met ainsi fin au dysfonctionnement du rythme cardiaque.

90% de réussite

Une intervention non invasive « dont le taux de réussite se situe au-delà de 90% pour toutes les arythmies », précise-t-il. Cela permet notamment de prendre en charge des personnes très âgées pour lesquelles d’autres traitements seraient trop lourds. Environ 350 patients pourraient ainsi bénéficier de cette technologie en 2016 au PSR, l’un des six centre français (5CHU), à proposer ce système en cours de déploiement en France.